La contribution qui suit a pour objet la thèse de doctorat que Mme Margot Van Leuvenhaege a soutenue en décembre 2020 à l’Université d’Anvers sous la présidence du Prof. Em. Dr. Bernard Hubeau. Le titre de sa recherche est : L’accessibilité du droit de l’aide sociale pour les citoyens vulnérables. La recherche examine les conditions dans lesquelles le citoyen vulnérable entre en contact avec le CPAS. Cette recherche ne traite pas seulement du cadre juridique des droits et des devoirs de ce citoyen. Ses expériences subjectives et les facteurs environnementaux objectifs sont également pris en compte.
Cette vaste approche du sujet fait que la recherche de Mme Margot Van Leuvenhage offre non seulement une réflexion juridique sur les droits et obligations dans le cadre du droit du CPAS et du droit du RMI, domaine de l’expert juridique, mais elle incorpore également des données sociologiques qui mettent en perspective les règlements d’assistance sociale et leur perception par les citoyens vulnérables. Cet objectif pluridisciplinaire rattache la recherche de la doctorante aux études socio-juridiques, une branche de la sociologie du droit.
Le thème de la recherche effectuée par la doctorante justifie que cette Revue en présente un compte rendu critique. Il ne s’agit aucunement de rediscuter le bien-fondé de la recherche entreprise. Le jury de la doctorante a déjà procédé à une évaluation approfondie de son travail de recherche et l’a manifestement apprécié.
Cette contribution poursuit deux autres objectifs. Il s’agit, d’une part, de proposer une synthèse de la recherche et de discuter les conclusions importantes auxquelles elle aboutit, conclusions qui sont également pertinentes pour le praticien, non seulement l’avocat mais aussi le travailleur social ou toute autre personne active dans l’aide aux personnes vulnérables. D’autre part, cette contribution propose au lecteur intéressé par le sujet de cette thèse un cheminement qui l’aide à s’orienter rapidement et efficacement et lui permet de prendre connaissance des passages pertinents, sachant que le volume compte 555 pages.
La thèse ici commentée contient de très belles analyses juridiques thématiques de la jurisprudence publiée et non publiée, une source extrêmement riche. En outre, l’auteure donne un bon aperçu de ce que cette législation souvent impénétrable signifie pour le citoyen vulnérable. Cela donne au lecteur une vision différente de la réglementation. Enfin, on se félicite de la clarté de la langue dans laquelle la thèse est rédigée.
Si le droit du CPAS est souvent d’un abord complexe, la thèse de doctorat présentée ici en donne une lecture qui ne l’est certainement pas.
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