La précarité étudiante croissante – révélée en grande partie sur le plan médiatique durant la crise du Covid 19 – est une réalité préoccupante au cœur des établissements de l’Enseignement supérieur, parmi lesquels ceux de la Région de Bruxelles-Capitale particulièrement touchée par la problématique.
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La précarité étudiante connaît une progression préoccupante, particulièrement marquée dans la Région de Bruxelles-Capitale. Mise en lumière durant la crise du Covid-19, elle s’inscrit désormais durablement au cœur des établissements d’enseignement supérieur, confrontés à la hausse du coût des études, du logement et de la vie quotidienne. Les difficultés financières rencontrées par un nombre croissant d’étudiant·e·s menacent directement l’égalité d’accès aux études et la réussite académique.
Les constats dressés par les organisations étudiantes témoignent de l’ampleur du phénomène : une majorité de familles éprouvent des difficultés à financer les études de leurs enfants et le recours au travail étudiant a fortement augmenté. Malgré les annonces politiques et les pistes de réforme en cours, les réponses structurelles tardent à se concrétiser, laissant persister une précarité immédiate à laquelle les universités doivent faire face au quotidien.
Dans ce contexte, les services sociaux universitaires déploient de nombreux dispositifs d’aide, mais demeurent saturés. À l’UCLouvain Saint-Louis Bruxelles, située au cœur des quartiers centraux de la capitale, près d’un tiers des étudiant·e·s sont aujourd’hui boursiers ou en situation de précarité. Les aides existantes couvrent le logement, l’alimentation, le matériel pédagogique, le soutien psychologique ou encore l’accompagnement durant les périodes d’examens.
Malgré ces efforts, les inégalités persistent et risquent d’engendrer des parcours universitaires à deux vitesses. Les étudiant·e·s les plus précarisés peinent à accéder aux formations multilingues ou aux expériences académiques à l’étranger, pourtant déterminantes pour l’insertion professionnelle. Beaucoup consacrent leurs périodes de congé à travailler afin de subvenir aux besoins familiaux ou de préparer financièrement l’année suivante, au détriment du repos et de la réussite.
L’université reflète aujourd’hui la diversité bruxelloise, avec plus de quatre-vingt-dix nationalités représentées et des trajectoires socio-économiques très contrastées. Cette richesse constitue une force mais également un défi majeur nécessitant des moyens renforcés et une mobilisation collective.
C’est dans cette perspective qu’a été créé en 2024 le Fonds universitaire United in learning. Il vise à soutenir concrètement les étudiant·e·s, à renforcer l’excellence académique et à développer une université inclusive, innovante et ouverte sur son environnement urbain.
Le Fonds s’articule autour de trois missions prioritaires : maximiser les chances de réussite par des aides ciblées et un accompagnement renforcé, soutenir la qualité de l’enseignement et de la recherche à travers des projets à impact sociétal, et moderniser les infrastructures afin de répondre aux enjeux d’accessibilité, d’inclusion et de durabilité.
Soutenu par des mécènes privés et un conseil d’administration engagé, United in learning a lancé ses premiers projets : stages linguistiques gratuits pour étudiant·e·s boursiers, création d’un pôle inclusif pour les personnes en situation de handicap, espaces d’étude adaptés, projets culturels et aménagements environnementaux.
Cette initiative marque le début d’une dynamique solidaire portée par l’ensemble de la communauté universitaire. Elle incarne la volonté de faire de l’UCLouvain Saint-Louis Bruxelles une université pleinement inclusive, capable de répondre aux défis sociaux contemporains et de soutenir les talents d’une jeunesse bruxelloise fragilisée mais porteuse d’avenir.
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