Le 1er mai 2021, un groupe de jeunes gens a squatté un bâtiment du couvent des Carmes à Gand, plus connu sous le nom de Pand. Dans ce bâtiment, une trentaine de logements ont été aménagés qui appartiennent à la société de logements sociaux WoninGent. La plupart étaient inoccupés depuis un certain temps. Afin de pouvoir financer ses investissements dans la construction et la rénovation de logements sociaux, la société souhaite vendre un certain nombre de bâtiments, dont le Pand.
Le groupe de squatters s’oppose à cette vente, exigeant un débat plus large sur la gentrification et la privatisation du patrimoine de logements public. Finalement, sur la base de la loi anti-squat, les propriétaires, WoninGent et la province de Flandre orientale, entament une procédure d’expulsion devant le juge de paix de Gand.
Dans un jugement longuement motivé, le juge de paix décide que l’objectif idéologique des «pandémistes» ne leur donne pas le droit de se placer au-dessus de la loi : selon lui, une telle forme de justice privée n’a pas sa place dans un État de droit. D’autant moins que la vente du bien était précisément destinée à contribuer au financement de l’objectif de logement social de WoninGent. En outre, les lieux étaient inhabitables et structurellement non susceptibles de rénovation.
Ce jugement soulève la question des limites juridiques du squat, plus particulièrement en tant que forme d’action politique.
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