Une personne est en aveu d’avoir volé deux flacons de parfum. Lors de son interpellation, elle a craché à deux reprises en direction d’un agent de sécurité. Elle reconnaît également avoir fumé de l’héroïne. Le tribunal de Liège estime que le fait de cracher en direction d’une personne en période de pandémie de Covid-19 ne constitue pas une infraction de diffusion de substances qui, ne présentant en soi aucun danger, donnent l’impression d’être dangereuses, la salive n’étant pas une substance donnant l’impression d’être dangereuse.
Pour les faits de vol et de consommation d’héroïne, le tribunal décide de prononcer une peine de probation autonome, impliquant le respect de conditions pendant un délai déterminé. Bien que le prévenu ait déjà bénéficié, entre 2019 et 2021, de quatre mesures probatoires, le juge relève que la situation d’extrême précarité dans laquelle il se trouvait l’empêchait de respecter l’ensemble des conditions qui lui étaient imposées, alors même qu’il avait exprimé sa volonté de changer de vie et de s’y conformer. Le juge considère que, plutôt que la peine d’emprisonnement requise par le procureur, une peine de probation s’impose dans l’intérêt tant du prévenu que de la société.
Le prévenu est dès lors condamné à une peine de probation de deux ans, dont les conditions visent notamment à assurer un suivi médical et psychologique régulier, à lui permettre de bénéficier d’une guidance afin de retrouver une situation sociale et administrative stable, et à favoriser la recherche d’une activité professionnelle ou d’une formation professionnelle.
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